Elle m'a relancé, a pris de mes nouvelles.
Comme d'habitude, j'ai cédé beaucoup trop facilement à l'énervement, au catastrophisme ces derniers jours.
Au moins, mon pessimisme est resté à l'intérieur de mon crâne et je ne le lui ai pas communiqué, c'est déjà pas si mal.
Elle aura bien l'occasion, par la suite, de se rendre compte à quel point je suis chtarbé... j'aimerais tant que non, mais mon experience me sussure que si.
Sauf si cette femme, d'une façon ou d'une autre, parvient à me faire progresser et à me révéler une part inconnue de moi-même.
Une part positive, généreuse, aimante et sereine; je me souviens qu'elle m'avait dit penser faire du bénévolat pour les personnes vivant dans la rue.
Peut-être sera t'elle mon exemple, ma bible, le futur mode d'emploi et la grille de lecture de mon existence.
Sabrina, Sabrina, es-tu un ange descendu des cieux pour l'Annonciation de mon changement de statut?
Pour l'instant, tout cela ressemble encore à de la science-fiction et non à de l'anticipation.
Malgré tout, je suis content de parvenir à ne pas l'étouffer de messages, j'ai la quasi certitude qu'il faut que j'agisse en douceur et en prenant le temps pour faire coïncider son quotidien avec le mien.
Une fois cette étape franchie, l'avenir pourra être envisagé de façon positive; mais il est si dangereux d'espérer tant cela ouvre la possibilité d'être désappointé.
Il demeure une question capitale : est-ce vraiment une bonne idée de m'attacher à une femme qui passe la moitié de l'année à l'étranger ?
Je vois d'ici le bout du nez de la frustration pointer à l'horizon.