Bravo gros, félicite toi, tu as bien géré la situation; le calme, la patience et la confiance pèsent plus lourds à eux trois, qu'une vulgaire pulsion.
Ta copine ne va pas se volatiliser dans la nuit et, excellente nouvelle, tu la revois dès demain.
Hier ont eu lieu de longs baisers, de la tendresse à foison et cette tenace impression que tu connais cette femme depuis toujours.
Tout est si simple et instinctif avec elle; rien que la caresse de son pouce sur la paume de ta main t'a fait planer très haut.
Tu ne sais pas si elle t'a cru quand tu lui as dit que tu n'avais regardé que son visage depuis le début, c'est partiellement faux, tu as aussi admiré ses mains et ses avant-bras.
Tu as peur de t'attacher à nouveau, malgré tout, c'est si bon de se sentir aimé et désiré, tu vas donc pour une fois prendre le risque.
Vieux crevard, profites, toi qui ne mérites pas même le dixième de la douceur de ce regard, qu'elle t'a adressé tout l'après-midi, de ses chauds yeux couleur latte.
Tes bras semblent déjà avoir pris l'habitude de la serrer contre toi, son corps se collait très bien au tien.
Tes doigts ont testé la finesse de ses cheveux bruns, et tes doigts en redemandent.
Tes lèvres ont peur d'être déjà addict, accro, accroddict à sa bouche, à sa petite langue, à sa langueur de chatte.